Lycée
Arcisse de Caumont
Bayeux
Arcisse de Caumont : un choix ambitieux pour votre avenir 
École-Entreprise : Efficaces ensemble

Lumières de la ville

Une quarantaine d’élèves d’Arcisse de Caumont a participé à ce projet culturel et artistique pendant un an. Ils ont imaginé une ville futuriste à travers des maquettes animées et sonorisées.

Pourquoi le Cargö et le lycée Arcisse de Caumont ont-ils mis en place un jumelage ?

C’est un professeur de lettres, Hamed Berkane, qui est à l’origine de ce jumelage. « Il avait découvert le Cargö à Caen et souhaitait faire travailler les élèves de Sciences et technologiesde l’industrie et du développement durable(STI2D) avec cette structure », explique Pierre Cador, le proviseur adjoint. Depuis l’an dernier, une quarantaine de lycéens de première et terminale travaillent dans le cadre de ce jumelage.

Pourquoi s’agit-il d’un jumelage ?

Pendant un an, les deux établissements ont multiplié les échanges. « L’équipe du Cargö est venue à neuf reprises au lycée, explique Élodie Nourigat, en charge de l’action culturelle au Cargö. Les lycéens ont également passé deux journées en résidence au Cargö, pour créer la musique qui va animer leurs réalisations. » Des jeunes qui ont également eu l’opportunité d’aller à plusieurs concerts, dans la salle de spectacle caennaise.

Quels travaux ont été réalisés ?

Les élèves ont dû imaginer et concevoir une ville du futur. « Nous avons construit quatre maquettes représentant différents quartiers de Bayeux, explique Alexis, un des participants. Des zones historiques, industrielles, résidentielles et le skate-park. » La particularité de ces maquettes est d’être animées. « À l’aide de capteurs et de processeurs, le public peut déclencher des sons, une musique, une projection ou un éclairage, assurent Simon et Maxime. Sur notre maquette du Bayeux historique, les capteurs déclenchent les cloches de la cathédrale ou une roue à aube sur le moulin de la rivière. »

Pourquoi avoir réalisé un tel travail ?

« Parce qu’il rentre pleinement dans le programme de ce bac STI2D, estime Pierre Cador. L’idée était de les amener vers une création artistique en plus de leurs acquis techniques. » Leurs travaux mêlent programmation informatique, construction de modèles réduits, mais aussi composition de musique en fonction des quartiers représentés et réflexion sur le développement durable. « Pour ce jumelage, nous avons dû nous adapter, reconnaît Élodie Nourigat. Les enseignants voulaient un côté créatif. Aussi, nous avons fait appel à un maquettiste pour les aider à construire cette reconstitution urbaine. »

Ce jumelage est-il terminé ?

Jeudi soir, les élèves ont présenté leurs maquettes aux autres lycéens, à leurs familles et aux partenaires. Une présentation qui s’est achevée par un concert de DJ Nikolson, dans le cadre du festival Nordik Impakt. « Mais ce travail n’est pas encore achevé, insiste Pierre Cador. Nous envisageons une exposition en partenariat avec la Ville. » Ces maquettes devraient également être présentées aux collégiens, pour mieux faire connaître cette filière.

Interview par Eric Marie – Ouest France

Association sportive