Lycée polyvalent
Arcisse de Caumont
Bayeux
Arcisse de Caumont : un choix ambitieux pour votre avenir 
École-Entreprise : Efficaces ensemble
  • Interview de Johary Ravaloson

    En rapport avec le programme de LITSO de seconde, nous nous sommes rendus au CDI pour le rencontrer.

    Je vis avec mes personnages

    Né le 6 décembre 1965 à Antananarivo, Johary Ravaloson est un écrivain, juriste et éditeur. Il quitte son pays d’origine, Madagascar, en 1980, mais il y retourne occasionnellement pour faire son travail d’éditeur.
    En rapport avec le programme de LITSO de seconde, nous nous sommes rendus au CDI pour le rencontrer.
    En résidence à Arromanches dans la villa La Brugère, il nous explique son mode de vie et nous parle de ses métiers.

    Qu’est ce qui vous a donné l’envie d’écrire ?

    Il faut savoir que je suis né à Antananarivo, capitale de Madagascar, où j’ai grandi. Dès mon plus jeune âge, j’adorais lire. Malheureusement, là où je vivais, on manquait de livres écrits dans ma langue natale, j’ai donc entrepris de lire des livres francophones. Les livres qui m’ont marqué sont les fameux romans de Enid Blyton : Le club des Cinq. Mais celui qui m’a donné l’envie d’écrire est le roman d’amour, écrit par Boris Vian : L’Ecume des Jours. Il m’a enseigné que l’univers c’est ce que vous en faites. J’ai donc emprunté la machine à écrire de mon père et commencé à rédiger mes premiers textes en Français.

    Et Madagascar ? : Madagascar est un pays qui se situe au sud-est de l’Afrique. Je suis un citadin et j’habite Tananarive qui est la capitale de Madagascar. C’est un pays qui est qualifié de sous développé. Le malgache est la langue officielle de Madagascar mais le français est la langue parlée par environ 20% des malgaches (maîtrisée essentiellement par les lettrés) car mon pays a été un pays colonisé par la France pendant très longtemps jusqu’en 1958 . Dans mon pays, il y a beaucoup de pauvreté et de la corruption c’est-à-dire que le peuple utilise le chantage pour son besoin d’argent, Mais justement j’essaie d’écrire pour enlever cet avis négatif sur mon pays, et à travers mes livres j’essaie d’introduire de l’ humour, comme par exemple dans la nouvelle « Au cœur de l’hiver » où j’essaie de faire sourire avec la corruption des policiers. J’écris avant tout pour enlever les à priori que peuvent avoir des étrangers sur Madagascar, en essayant d’introduire cet ’humour bien que cela soit difficile car chaque nationalité à son humour qui lui est propre.

    A propos de votre île, est ce que les animaux du film Madagascar réalisé par Eric Darell et Tom McGrath sorti en 2005, sont réellement présents sur Madagascar ?

    Non, sauf quelques-uns tel que le lémurien. Néanmoins je peux vous parler du zébu qui est l’animal emblématique de l’île.

    Que représente le zébu à Madagascar ?

    Je qualifierais le zébu comme un « coffre-fort sur pattes ». En effet cette vache à bosse est une richesse pour ce pays car elle se reproduit, offre du lait, de la viande et sa peau est un bien prisé. D’autre part selon les croyances malgaches, sacrifier un zébu permet de communiquer avec les invisibles (les esprits de l’au-delà). Cet animal est même représenté sur les pièces de monnaie du pays.
    Le zébu fait également office de dot d’un homme envers les parents de la femme qu’il courtise. Le futur époux doit offrir des zébus volés à ses beaux-parents pour faire la preuve de son courage et ainsi prouver qu’il peut s’occuper et répondre aux besoins d’une famille. Cependant, cette tradition est mise en péril suite au trafic de ces bêtes par des individus (grands commerçants extérieurs, politiques) qui souhaitent arrêter cette coutume ancestrale et faire cesser l’élevage semi-nomade des zébus par les « Baras » pour récupérer leurs terres et leurs richesses (Les Bara sont ce peuple de pasteurs semi-nomades des plateaux du sud de Madagascar). Pour conclure cet animal fait une partie intégrante de la culture malgache.

    Pourquoi éditez-vous vos contes en édition bilingue français/malgache ?

    Aux Editions du Dodo vole, nos contes sont en édition bilingue car la culture malgache a besoin de se faire connaître dans le monde entier. C’est aussi pour répondre à la culture des enfants malgaches, nos livres sont donc dans les bibliothèques pour qu’ils puissent les emprunter sans les payer car le projet est d’éditer des livres comme en France et de montrer que la langue malgache est importante. Le seul problème c’est le budget, car les livres pour enfants sont trop chers pour les malgaches, il faut donc qu’ils puissent les emprunter dans une bibliothèque. D’autre part les livres à Madagascar sont usés et vieux, ce qui donne l’impression que leur langue est dévalorisée. Quand on reçoit des livres qui viennent de familles françaises qui pensaient nous offrir le plaisir de lire, ce n’est pas le cas car les familles empruntent ces livres gratuitement mais cela bloque la vente de nos livres. Il faut donc veiller à protéger l’édition locale et la valoriser . J’écris donc mes livres en deux langues, pour ouvrir aussi l’esprit des lecteurs français, les enfants s’ouvrent si facilement à une langue étrangère qu’ils côtoient sur la page voisine avec leur curiosité naturelle. Je réalise également un projet d’échange entre les deux pays et même entre deux régions Normandie et Madagascar autour de leur contes pour enfants .

    Vous venez nous voir alors que vous êtes en résidence, qu’est ce que cela veut dire ?

    J’écris actuellement mon prochain roman dans une résidence à Arromanches nommée la Villa Brugère. Une résidence est un lieu où on permet financièrement à un auteur de s’isoler pour écrire afin d’être totalement dévoué à son écriture et déchargé ainsi des problèmes matériels qui occupe tout adulte en charge d’une famille comme je le suis.. Grâce à la résidence, on avance plus, on ne quitte pas ses personnages, on vit avec et on met pendant un moment sa vie privée entre parenthèse.

    Comment créez-vous vos personnages ?

    J’invente mes personnages à partir de personnes que je connais et qui ont une vie banale. Un des principaux atouts du caractère de mes personnages est la combativité, ils restent dignes malgré leurs difficultés, quelle quelles soient . Lorsque j’écris mes romans j’ai tendance à quitter ma vie pour rentrer dans celle de mes personnages et la résidence facilite cette évasion. Si on décide d’écrire, il faut pleinement se mettre à la place de ses personnages, rendre compte de leurs difficultés mais aussi de leurs moments agréables.

    J’écris avant tout pour enlever les « à priori » que peuvent avoir des étrangers sur Madagascar, en essayant d’introduire l’humour dans mes œuvres bien que cela soit difficile car chaque nationalité à son humour qui lui est propre.

    Pour finir vous êtes un auteur et vous aimez le surf. Quel rapport faites-vous entre le surf et l’écriture ?

    J’ai écrit un roman « Géotropiques » qui parle d’un surfeur malgache qui vit à la Réunion avec son grand amour, mais le surf , je le considère comme une métaphore, je ne le considère pas comme un sport c’est avant tout le plaisir et à chaque fois que je lis un livre j’ai ce même plaisir comme quand on pratique du surf….
    Tous les élèves de LITSO avec comme
    « rédacteurs superviseurs » Camille et Léo

    Johary Ravoloson el les élèves de seconde option littérature et société au CDI

  • Émotion à l’exposition photographie

    Le thème de cette émouvante exposition porte sur la guerre en Syrie. Cette guerre a commencé en 2011, cela fait maintenant 6 ans qu’elle sévit et on dénombre plus de 300 000 morts.

    Le thème de cette émouvante exposition porte sur la guerre en Syrie. Cette guerre a commencé en 2011, cela fait maintenant 6 ans qu’elle sévit et on dénombre plus de 300 000 morts.

    Ce qui était à la base une démonstration paisible contre le régime de Bachar Al-Assad en mars 2011, s’est transformé en véritable bain de sang. C’est cette horreur qui transparaît de ces 34 photographies rapportés par 16 Syriens dénonciateurs.

    Toutes ces photojournalistes représentent l’exode des Syriens, les milices des femmeskurdes, les bombardements accablant le peuple, les tragédies humaines, le travail des casques blancs, les villes devenues ruines et le combat contre l’organisation de l’Etats islamiques de ce conflit syriens.

    Quelques unes des photos choisies par les élèves :

    J’ai choisi d’illustrer mon article par cette photographie prise le 27 avril 2016 par Karam Al-Masri représentant un petit garçon qui pleure à côté du corps d’un proche décédé à cause d’une attaque aérienne.

    Malgré le fait que toutes les photographies de cette exposition soient émouvantes j’ai été particulièrement touchée par cette photo que je trouve très poignante

    Mémona

    Je trouve que cette photographie résume tout ce qu’est la guerre, elle nous montre que tout le monde est touché, même des enfants, même des nourrissons. Les civils n’ont plus d’habitation, tout n’est que ruine, ils ont tout perdus. On voit la peur et l’inquiétude sur les visages des hommes et du petit garçon ( à gauche de l’image ). Ce petit garçon a un regard plein d’inquiétudeet insistant vis à vis du photographe, on se demande s’il ne cherche pas sa famille, s’il n’espère pas retrouver quelqu’un dans les ruines. Je trouve que cette photographie nous apporte une vision globale de la guerre et de ses ravages.

    Ce cliché nous fait passer par beaucoup d’émotions, de l’inquiétude pour ces enfants nés dans un monde pour l’instant destructeur, de la peine pour ces civils dont la guerre a détruit la vie, de la révolte et de l’incompréhension face à une telle violence.

    Elise

    Après observations et réflexions, j’ai choisi la photo montrant la ville d’Alep dans un coucher ou bien un lever de soleil. La lumière provient du soleil, donnant une belle couleur à l’image. Au centre on perçoit un bâtiment différent des autres, peut être une mosquée ou un lieu important pour les habitants d’Alep. On voit les destructions massives des habitations. L’endroit est vide, inanimé : c’est désert !.

    Cette photo représente les conséquences de la guerre, des bombardements : dégâts, destructions,désertification des habitants et la mort. Les survivants de ces attaques, peu nombreux, sont partis. Fuyant ces horreurs à la recherche d’une vie meilleure….

    Léa


    La photo ci-dessus représente la peur des habitants vis-à-vis des combats. Les Syriens ontlevé des bus entre deux immeubles pour, sans doute, se protéger des tirs, quels qu’ils soient. Les rues sont désertes, les habitants de la ville ont certainement, eux aussi, participé à l’exode hors du pays. On ne voit qu’un homme errant dans les rues, peut-être pour retrouver des membres de sa famille.

    Cette photo m’a particulièrement touchée car elle montre tout ce que l’homme est capable de faire pour protéger sa vie et celles de ceux qu’il aime. Habituellement, un bus représente le voyage et l’évasion.Dans ce cas il est utilisé comme bouclier pour pouvoir rester simplement en vie.

    Camille

Le sport au lycée

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